Le vote blanc

Non, voter blanc n'est ni vain, ni inutile. C'est le chemin d'une transformation nécessaire dans le cadre d'un Etat de droit. Le vote blanc est une force.

Depuis 2014, le vote blanc est reconnu par la loi et séparé du vote nul. https://www.vie-publique.fr/loi/20890-elections-vote-blanc

Faire entrer le vote blanc dans un processus vertueux ;

La reconnaissance du vote blanc aura a une fonction fondamentale et une vertu indispensable :

Sa fonction sera de rendre au peuple sa souveraineté, aujourd'hui enfermée dans un choix si restrictif qu'il vide l'action électorale de tout sens.

Sa vertu consistera à contraindre notre personnel politique à briser la langue de bois dont il est prisonnier, entre absence totale d'idées et proclamations d'intentions inapplicables et sans suites.

La conséquence sera de rendre chacun de nous responsable et acteur. 

Comment ? 

Avec un système numérique innovant :

Les outils numériques offrent de formidables ressources ignorées par nos institutions. Ces outils concourent à organiser l'échange permanent qui doit exister entre la société civile et l'autorité politique et à permettre un choix éclairé du corps électoral. Des initiatives d'expression publique naissent chaque jour. Elles sont de plus en plus structurées et efficaces. Les citoyens ouvrent la voie d'une démocratie active et vivante et donnent de la voix dans le respect des règles de l'Etat de Droit.

Avec un peu de zèle citoyen :

Nous savons que demander à un homme politique de réformer quoi que ce soit conduit inexorablement à créer des commissions et commander des rapports à des comités ad-hoc sans lendemain.

Les élus et les responsables politiques ont besoin de la société civile, de chacun de nous, pour élargir leur champ de réflexion et mettre en œuvre nos réformes.

Nous devons, nous, les électeurs, prendre l'initiative ; nous allons tous remplir notre devoir citoyen et exercer notre droit de vote. Simplement, nous allons dire « Aucun des candidats ne rassemble nos suffrages » et nous allons déposer une enveloppe vide dans l'urne.

En cas de vacance de la présidence de la république ou d'élection infructueuse, la Constitution prévoit que le président du Sénat assure l'intérim. Il lui revient d'organiser une nouvelle élection qui permette aux candidats et à leurs équipes de revoir leur copie. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : Aucun des deux candidats du second tour ne nous soumet de programme acceptable par nous, citoyens-contribuables-électeurs.

Pire, leurs programmes respectifs ne disent qu'une seule chose : « on n'a pas d'idées, le poids de la dette publique nous immobilise, et de toutes façons ce pays est irréformable ! »

Le vote blanc replace le citoyen au cœur de sa mission essentielle : Dire dans quelle société il veut vivre en désignant l'homme, et bientôt espérerons-le la femme, qui conduira un projet collectif. Définir ce projet n'est pas un objectif utopique.

100 000 signatures donneront un signe fort. Un million de signatures donnera les moyens de faire émerger la ou les plates-formes internet de projets citoyens dont nos professionnels de la politique devront s'inspirer pour gouverner vraiment. Car sans l'action, l'indignation n'est rien.

Vos avis, propositions et concours éventuels :